Patrimoine : l’épargne coincée dans une grande zone de turbulences

Comment faire les bons choix pour votre patrimoine en 2022 ? Cette année notamment, la question se pose en raison de l’inflation, de la hausse des taux d’intérêt, de l’élection présidentielle, mais aussi de normes environnementales plus exigeantes pour l’immobilier, synonyme de pression croissante sur les propriétaires de raffineries thermiques. Les paramètres doivent être pris au sérieux. Surtout pour la pierre qui est au cœur du patrimoine français.

Les conséquences économiques de la guerre en Ukraine bouleversent la situation énergétique et ajoutent à la pression. Même si Bruno Le Maire, le ministre des Finances, dit ne pas croire à un choc sur les prix qui pourrait durer plusieurs années, l’Institut national de la statistique et de la statistique table sur une inflation de 3,7% à 4,4% cette année. Il est très difficile de faire des prévisions à moyen terme.

Faut-il reconsidérer les choix effectués ces dernières années ? C’est la question que se posent de nombreux épargnants. Sur les marchés financiers d’abord. L’équipe d’Edmond de Rothschild note que “compte tenu de l’impact négatif de la crise sur la croissance mondiale, notamment en Europe, nous maintenons une faible exposition aux actions”.

se retirer. Préoccupés par les retombées de la guerre en Ukraine, la hausse des prix et l’incertitude géopolitique, certains sont tentés de quitter les marchés financiers et de se retirer des actifs qu’ils jugent plus sûrs. “Nous avons reçu des appels de clients anxieux qui nous demandaient quoi faire”, note Jill Belloire, directrice générale du courtier d’assurance-vie Direct Placement. Souvent, ils investissent par le biais d’une allocation d’actifs gérée, qui est une solution à long terme. Ensuite, nous leur demandons si leur situation personnelle, leurs objectifs et leur horizon d’investissement ont changé.” Dans le cas contraire, et s’ils n’ont pas besoin de liquidités dans les six à douze prochains mois, il leur conseille de continuer à investir. Toutefois, le client doit pouvoir vivre sans trembler avec une perte de 10 à 20% dans une année donnée.

“Attention à la tentation de revenir sur un fonds en euros, ce n’est pas une bonne idée. Cela ne protégera pas l’épargne de l’inflation. Pour cela, mieux vaut miser sur l’immobilier, par exemple les OPCI si vous avez un horizon d’investissement de moins de huit ans, des SCI ou des SCPI au-delà de cet horizon », juge Gilles Belloir. Pour une personne qui veut préparer sa retraite dans quinze ans, qui n’a pas besoin de revenus réguliers et qui estime pouvoir se permettre de perdre 10% sur une année donnée sans amincir, il lui est conseillé d’investir 40% de son capital dans une Euro financer 30% en actions et 30% en immobilier en direct ou via des SCI ou SCPI. Les investissements devraient être réalisés progressivement sur 18 mois, compte tenu du manque actuel de connaissance du marché.

double peine. Quant aux actifs immobiliers en revanche, notamment les biens locatifs, les épargnants ne sont pas encore pleinement conscients de ce qui se passe (lire ci-dessous). 2022 est un tournant. Les prix sont assez stables, mais dans les années à venir, le coût de possession d’un bien locatif augmentera et le coût de possession d’une maison devrait augmenter en raison de la hausse des prix. Est-il toujours raisonnable de posséder un important patrimoine immobilier ? L’investissement a son avantage en cas de hausse permanente de l’inflation, mais la rentabilité des investissements sera affectée par les nouvelles normes environnementales.

Il s’agit d’une double peine pour les propriétaires, car le coût du transport d’électricité viendra s’ajouter aux taxes déjà prohibitives. Stone est une vache à lait pour un agent des impôts. L’immobilier est lourdement taxé, le propriétaire savoure tous les “plaisirs” et, ironie du sort, Jean-Yves Mercier, avocat émérite et membre de la Chambre des experts fiscaux, fait un constat incontestable : “Les impôts sur les revenus locatifs deviennent les plus durs de notre régime fiscal. C’est la première fois que l’immobilier est ainsi stigmatisé. Seuls les biens immobiliers sont soumis à l’impôt en IFI. Ses revenus ne bénéficient pas d’une imposition forfaitaire de 30% contrairement à l’épargne financière.

Pour la plupart des contribuables, les loyers peuvent être imposés jusqu’à 66 % (49 % pour l’impôt sur le revenu et 17,2 % pour les cotisations de sécurité sociale). À l’arrivée, dans certains cas, cela se traduit par un quasi-doublement des taxes de portefeuille. volonté politique. Emmanuel Macron a voulu rediriger l’épargne vers des investissements productifs (entreprises) et n’a jamais considéré l’immobilier comme en faisant partie. Les organisations professionnelles ont vainement argumenté sur le nombre d’emplois associés au secteur, mais une ligne rouge a été tracée entre l’immobilier et l’épargne financière. Un inventaire que les amoureux de la pierre ont dû combiner, deux méchants.

Les propriétaires ont désormais peur d’augmenter les taxes foncières et la taxe d’habitation pour certaines résidences secondaires. Quand certains redécouvrent la magie du pied-à-terre à la campagne ou en bord de mer, ils peuvent déjà avoir de mauvaises surprises ! Jean-Yves Mercier prévient que “Paris et certaines villes touristiques facturent des frais supplémentaires pour la taxe d’habitation, qui peuvent aller jusqu’à 50% et c’est une tendance qui pourrait s’accentuer”.

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