Nouvelle PlayStation Plus : Toujours sans exclure PS4 et PS5 le premier jour, voici pourquoi

Actualités du jeu Nouvelle PlayStation Plus : Toujours sans exclure PS4 et PS5 le premier jour, voici pourquoi

Le journaliste Jason Schreier s’est déjà exprimé l’an dernier, et les rumeurs concernant la PlayStation risquent de devenir très concrètes. Eh oui, Sony vient d’annoncer un test du PS Plus avec de sérieux arguments, comme une façon de répondre au Xbox Game Pass toujours aussi puissant. Mais l’entreprise n’est pas toujours disposée à inclure ses fameuses exclusivités dès le premier jour. Une erreur?

Eh bien, le fameux projet Spartacus vient d’entrer dans l’arène. Playstation un dévoilé ce mardi la reprise de son offre de jeux vidéo par abonnement, qui fusionnera prochainement PS Plus et PS Now sous la forme d’un service à trois plis. Le premier, baptisé PS Plus Essential, bénéficiera des mêmes avantages que le PlayStation Plus actuel (fonctionnalité en ligne, jeux offerts tous les mois, réductions sur une sélection de titres et stockage cloud). Le second, “PS Plus Extra”, ajoute un catalogue d’environ 400 logiciels PS4 et PS5. Et enfin, le dernier, “PS Plus Prenium”, passe en mode Maxi Best Of, avec plus de 340 jeux PS1, PS2, PSP et PS3 et – on arrive à ce qui nous intéresse – versions d’essai à durée limitée pour les nouvelles exclusivités PlayStation. On ne sait pas encore si ces versions d’essai seront disponibles dès la sortie des blockbusters, ni combien de temps il sera possible d’y jouer : Sony prévoit de préciser ces points dans les prochaines semaines. Ce qui est certain, c’est que l’entreprise fait un pas en avant assez notable. Les jeux exclusifs sont la pierre angulaire de sa stratégie.

Cercle vertical

Suite à cette annonce, nous avons eu la chance de discuter avec Jim Ryan, PDG de la branche jeux vidéo de Sony. “Comme vous le savez, historiquement, ce n’est rien d’autre que PlayStation (y compris les exclusions dans un service d’abonnement dès leur sortie – ndlr)” il explique. “Nous allons continuer dans cette démarche”. Ce n’est donc que demain que la société japonaise mettra en œuvre la stratégie de Microsoft, les jeux propriétaires rejoignant le Xbox Game Pass dès le premier jour de leur commercialisation. Une déclaration qui faisait écho à d’autres propos de Jim Ryan, tenus en 2020 dans les colonnes de JeuxIndustrie : “Ces exclusivités ont coûté plusieurs millions de dollars, bien plus de 100 millions de dollars, à développer. (Intégration du premier jour dans une offre d’abonnement – ndlr), nous ne le voyons tout simplement pas comme durable.”.

D’après Jim Ryan, le “Game Pass PlayStation” resterait donc encore en rayon pour une grosse affaire en dessous. Et nous ne pouvons pas vraiment nier le PDG. Malgré les revenus des jeux du côté PlayStation qui propulsent Sony au sommet mondial et qui ont le même dépassé Xbox et Nintendo l’année dernière, Microsoft est resté une entreprise beaucoup plus rapide, capable d’autoriser une tombola de 69 milliards de dollars (dans le cas d’Activision-Blizzard) et “d’offrir” ses jeux propriétaires dans Game Pass, pour gagner un retour à long terme via un système d’abonnement. En 2020, Microsoft a atteint cet objectif 143 milliards de revenus et Sony 82,5 milliards : PlayStation doit donc recourir à une autre stratégie. Dans notre article, Jim Ryan explique s’appuyer sur un “cercle vertical”, où les bénéfices des ventes sont injectés dans le développement de jeux, les achats de studios et l’amélioration des services PS4 et PS5, comme c’est le cas ici, avec la fusion entre PS Plus et PS. Maintenant, prévu pour juin.

“Je vous ai parlé du cercle vertueux avec les investissements et les succès (…) et on a le sentiment que si on mettait nos jeux first party sur le PlayStation Plus à leur sortie, ce cercle serait rompu. Le niveau d’investissement dans lequel nous mettons ne serait pas du tout possible » – Jim Ryan, PDG de Sony Interactive Entertainment, dans les colonnes de JV.

Douce puissance

Mais il y a un deuxième niveau de lecture, qui peut être enlevé aux autres proposer par Jim Ryan : «Étant donné qu’à un moment donné, certaines de nos adresses IP propriétaires sont incroyablement spéciales et précieuses, nous voulons simplement les traiter avec un soin et un respect incroyables, que ces lancements soient privés et purs (contrairement à un lancement dès le premier jour dans un service d’abonnement – ed .) ”. Le PDG ne va pas mourir et pour une raison : Les exclusivités PlayStation représentent un incroyable outil de “soft power” pour Sony. Car en plus de tirer les excellentes ventes de la PS4 et de la PS5, c’est grâce à ces jeux que Sony a perdu la réputation d’être le maître absolu du jeu d’action-aventure à lui tout seul. Et les garder une nouvelle fois hors du PS Plus – le jour de leur sortie et dans le cadre d’un accès limité – est une certaine façon de les valoriser.

Sur le Blogue PlayStation, la société précise toutefois que des jeux comme “Death Stranding, God of War, Marvel’s Spider-Man (…) Returnal” devraient rejoindre le catalogue Extra et Premium de la nouvelle PlayStation Plus. Signe plutôt encourageant : l’exclusivité Returnal n’est sortie que l’année dernière. Surtout, dans un autre entretien hébergé par GamesIndustry, Jim Ryan affirme clairement que la stratégie PlayStation n’est “pas gravée dans le marbre” : “La façon dont le monde change si vite en ce moment, rien n’est éternel. Qui aurait dit il y a quatre ans que AAA PlayStation arriverait sur PC ? (…) Tout ce dont je parle aujourd’hui, c’est l’approche que nous adoptons dans le court terme ». Bien sûr, Sony se laisse encore une marge de manœuvre pour rester compétitif, et ce sans négliger d’autres pistes intéressantes. Dans la même interview, Jim Ryan semble s’intéresser aux services de jeux, qu’il considère comme tels des “services d’abonnement”. Que faire du projet multijoueur de Haven Studios – sorti récemment – ou… de Naughty Dog.

À propos de la PlayStation Plus

Par En effetJournaliste jeuxvideo.com

député

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